Alain Brunet
Le Lundi 15 Septembre 2008, 17h45
Blogue découverte : Sarah Jane Morris
le premier envoi de la semaine concerne la chanteuse britannique Sarah Jane Morris, qui se produit mercredi au Savoy du Métropolis.
Encore peu connue dans cette île malgré 25 ans de carrière, elle s’est tout de même déjà produite au Festival international de jazz de Montréal - en 2002 et 2003. Migratory Birds, son plus récent album sur le label Fallen Angel, a été préfacé par le critique jazz du quotidien The Guardian, John Fordham. Lorqu’on a le soutien d’un jazzophile et mélomane parmi les plus respecté au Royaume-Uni, ça ne fait pas de tort, il va sans dire.
Ainsi donc, Sarah Jane Morris a créé Migratory Birds de concert avec l’ubiquiste Marc Ribot, qui y joue toutes les guitares de cet album intimiste. Cette voix d’alto est dotée d’un timbre unique. Ses inflexions, ses modulations, ce calme si habité, cette texture si riche, ce voile de l’expérience, ce sens de l’intonation, ces irrésistibles chuchotements en fin de phrase, ce goût prononcé pour l’interprétation (Bob Dylan, Janis Ian Rickie Lee Jones, Lou Reed, Nina Simone, Damian Rice, les Stones qu’elle interprète avec le fils de feu Charles Mingus, Tim McGraw, etc.) et pour les genres dont elle s’abreuve (folk, jazz, blues, soul, rock, etc.), voilà autant de caractéristiques d’une chanteuse de talent.
De passage cette semaine à Montréal, donc, elle sera accompagnée mercredi par le guitariste argentin Dominic Miller, que l’on connaît pour avoir régulièrement accompagné Sting. Voilà une occasion de découvrir une excellente chanteuse qu’au moins deux guitaristes de réputation internationale aiment vraiment côtoyer.
Ce n’est pas rien.







